Selon des responsables américains, les États-Unis auraient détecté des forces du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) en train de préparer le lancement de roquettes transportant des mines marines en direction du détroit d’Ormuz. Washington a justifié ses frappes par la volonté d’empêcher de nouvelles opérations de minage dans cette voie maritime stratégique. Les autorités américaines ont également indiqué suivre de près la situation et se tenir prêtes à intervenir pour protéger le commerce transitant par le détroit d’Ormuz.
À la suite des frappes américaines sur l’île de Larak, le CGRI a publié un communiqué promettant une riposte «dévastatrice» contre les forces américaines. Il a également confirmé la mort d’un soldat et fait état d’une dizaine de blessés.
Ce lundi matin, le CGRI a annoncé avoir lancé des missiles balistiques contre la base américaine de Mawaffak Salti, dans la région d’Aqaba, au sud de la Jordanie. Dans le même temps, des médias régionaux ont fait état de plusieurs fortes explosions à proximité de la base américaine d’Aqaba. Il reste toutefois difficile de déterminer si ces explosions ont été provoquées par des missiles iraniens ou par une interception de la défense aérienne jordanienne.
Cette opération marque la première reprise des combats entre les forces américaines et iraniennes depuis la fin du mois de juillet. Cette nouvelle escalade intervient une semaine exactement après que les États-Unis ont imposé à l’Iran de nouvelles sanctions économiques d’une sévérité sans précédent, visant des organisations et des individus entretenant des liens commerciaux avec Téhéran. L’objectif de cette campagne est de paralyser l’économie iranienne et de contraindre Téhéran à accepter un accord.
