Le texte a été approuvé par 141 pays. Les États-Unis, la Russie, l’Iran et cinq autres États ont voté contre.
Portée par le Vanuatu, cette résolution vise à donner une portée plus concrète à l’avis consultatif rendu récemment par Cour internationale de Justice. Dans cet avis, la juridiction estime que les États qui ne respectent pas pleinement leurs engagements climatiques pourraient être considérés comme violant le droit international et être tenus de réparer les dommages subis par les pays affectés.
Cet avis n’étant pas juridiquement contraignant, le Vanuatu avait soumis dès janvier un projet de résolution afin d’encourager sa mise en œuvre au sein des Nations unies.
Le texte final a toutefois été largement amendé au cours des négociations, dans un contexte où les questions climatiques se heurtent de plus en plus aux priorités liées à la sécurité nationale ou aux intérêts industriels de nombreux États.
La résolution «salue» l’avis de la Cour internationale de Justice et appelle les pays membres à respecter leurs obligations respectives afin de protéger le climat et de limiter les effets du réchauffement planétaire.
Elle prévoit également que les États ne respectant pas leurs engagements climatiques puissent être contraints d’assurer «une réparation intégrale aux pays lésés», conformément à la position juridique déjà exprimée par la Cour internationale de Justice.
En revanche, la proposition de créer un «registre international des dommages» destiné à recenser les préjudices causés par le changement climatique a finalement été abandonnée au terme des discussions diplomatiques.
