Lors du Forum sur la sécurité de Varsovie, en Pologne, le général a détaillé les trois axes de cette stratégie: stopper l’offensive initiale, affaiblir les capacités de combat de l’adversaire, puis neutraliser ses systèmes de commandement et de ravitaillement.

La première étape consiste à mobiliser les forces terrestres pour bloquer l’avancée de l’ennemi et l’empêcher de conquérir du territoire. La deuxième prévoit le déploiement de réseaux de capteurs et de systèmes autonomes pour freiner l’adversaire et épuiser ses capacités offensives en cas de conflit prolongé. Enfin, la troisième vise à neutraliser ses centres de commandement et à couper ses lignes logistiques, afin de l’empêcher de poursuivre ses opérations.

Cette stratégie associe les moyens militaires conventionnels aux drones, aux systèmes antidrones et à l’intelligence artificielle, en tirant les enseignements du conflit en Ukraine.

Selon les observateurs, cette stratégie vise à renforcer la dissuasion de l’OTAN en empêchant tout adversaire d’atteindre ses objectifs militaires dès le début d’un conflit, tout en rassurant les pays membres face aux menaces pour leur sécurité. Son efficacité dépendra toutefois de l’état de préparation des forces, de leur capacité à agir de manière coordonnée et des moyens consacrés à la défense par les États membres.