Selon elle, la prochaine priorité est de désarmer les groupes armés non étatiques et de préserver la souveraineté ainsi que l’intégrité territoriale du Liban. Elle a également affirmé que l’Union européenne était prête à accompagner ce processus en faveur d’une stabilité durable dans la région et à poursuivre son aide humanitaire, avec une enveloppe de 100 millions d’euros destinée aux personnes déplacées.

De son côté, le Hezbollah a rejeté l’accord. Son chef, Naïm Qassem, a estimé que ce texte n’avait aucune validité et a exigé le retrait total des forces israéliennes du territoire libanais.

Signé à Washington le 26 juin, à l’issue de six cycles de négociations, l’accord prévoit notamment un programme pilote. Celui-ci prévoit, dans un premier temps, le retrait progressif des Forces de défense israéliennes (FDI) de deux secteurs situés dans la zone tampon de sécurité de 1,8 kilomètre établie au sud du Liban, avant leur transfert sous le contrôle des forces armées libanaises. Le processus vise également le désarmement du Hezbollah.

Toujours ce samedi, les Forces de défense israéliennes ont confirmé avoir mené une frappe aérienne contre des combattants présumés dans la région de Nabatieh, au sud du Liban. Il s’agit de la première attaque sur le territoire libanais depuis l’annonce par Washington de cet accord-cadre entre Tel-Aviv et Beyrouth.