Photo: REUTERS/Christian Escobar Mora
Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement a décrété l’état de catastrophe nationale.
Selon Julio Fierro Morales, directeur général du Service géologique colombien (SGC), il s’agit du séisme le plus puissant enregistré dans le pays depuis dix ans. Son épicentre se situait à San José del Palmar, dans le département de Chocó, au nord-ouest du pays, à environ 280 kilomètres à l’ouest de la capitale Bogota. Le département de Risaralda, dans le centre-ouest de la Colombie, figure parmi les zones les plus durement touchées, avec au moins 40 décès confirmés.
Le président colombien Abelardo de la Espriella a convoqué une réunion extraordinaire du Comité national de gestion des catastrophes et décrété l’état de catastrophe nationale afin d’accélérer la mobilisation des ressources destinées à l’aide aux victimes et à l’évaluation des dégâts. L’armée colombienne a également déployé cinq unités de secours, équipées de technologies de haute précision et de chiens spécialisés, dans les zones touchées afin de rechercher d’éventuelles personnes piégées sous les décombres.
Le séisme a également entraîné la fermeture de huit aéroports, dont sept ont subi des dommages structurels: ceux de Cali, Pereira, Manizales, Quibdó, Armenia, Cartago et Buenaventura. L’aéroport Guillermo León Valencia de Popayán, capitale du département de Cauca, a quant à lui été temporairement fermé en raison de l’émission de cendres et de gaz toxiques par le volcan Puracé.
La communauté internationale a rapidement exprimé sa solidarité avec la Colombie après cette catastrophe. Les autorités des États-Unis, du Salvador, du Guatemala, du Chili et de l’Équateur ont présenté leurs condoléances et se sont déclarées prêtes à dépêcher des équipes de secours, du personnel médical et du matériel pour aider la Colombie à faire face aux conséquences du séisme.
