Si la Résolution 57 du Bureau politique sur le développement des sciences et des technologies, sur l’innovation et sur la transformation numérique a enclenché une dynamique «à tous les niveaux», les obstacles persistent. Faute d’un sursaut, a-t-il prévenu, les objectifs pourraient rester hors de portée.
«Développer une industrie technologique stratégique, en phase avec les besoins du pays, est une priorité absolue. La responsabilité des ministères et des secteurs est immense — elle engage la nation tout entière. Il faut donc revoir et affiner rapidement ces listes, les rendre plus ciblées, en ne retenant que les technologies réellement déterminantes et immédiatement déployables, pour éviter tout gaspillage de ressources. Trois critères doivent guider ce travail: répondre aux besoins du développement national; renforcer la compétitivité et les avantages comparatifs face aux autres pays; être en capacité de structurer des chaînes de valeur et de créer des marchés.», a alors mis en garde le vice-Premier ministre.
Sur le plan opérationnel, le calendrier est serré. Un groupe de travail doit être mis en place dès avril, avec une répartition claire des responsabilités et des bilans réguliers, mensuels et trimestriels. Chaque ministère est invité à établir, par ordre de priorité, sa propre liste de produits stratégiques. Les ministères des Sciences et des Technologies et de la Justice devront, eux, publier une liste officielle conjointe d’ici à la fin du mois.
