Il a souligné que la nouvelle phase de développement dans laquelle le Vietnam était entré impliquait des exigences accrues en matière de productivité, de qualité, d’autonomie et de niveau de vie de la population.
Il a donc demandé que le bilan des 100 ans mette en lumière le parcours du Parti dans la conduite de la révolution, ses choix stratégiques et les principaux enseignements qui en ont été tirés. Le bilan des 40 ans devra, quant à lui, approfondir l’évolution de la réflexion et la mise en œuvre du Programme de construction du pays dans la période de transition vers le socialisme, afin de mieux éclairer le modèle socialiste et la voie à suivre, ainsi que les étapes adaptées au contexte vietnamien.
Cette rétrospective devra également faire ressortir l’ampleur des réalisations qui ont transformé le destin de la nation et les replacer dans leur contexte historique. Elle devra analyser l’évolution de la capacité de direction du Parti, depuis la lutte pour conquérir le pouvoir jusqu’à l’exercice du pouvoir, puis à la conduite de la construction et de la défense du pays. Une attention particulière devra être accordée aux enseignements tirés de l’ancrage du Parti au sein du peuple.
Tô Lâm a par ailleurs appelé à approfondir la réflexion théorique à partir du bilan de la mise en œuvre du Programme de construction du pays, tout en définissant une vision à long terme et les capacités nécessaires pour guider le développement du Vietnam au cours du siècle à venir, sur la base d’une méthodologie scientifique et d’arguments solides.
«Deux questions essentielles se posent à nous. Premièrement, nous devons définir une orientation claire pour le développement du pays. Si cette orientation fait consensus, nous pourrons mobiliser la force de la population, ainsi que son adhésion et son soutien, et ceux de l’ensemble du système politique. Deuxièmement, nous devons susciter la confiance de la population, qui est indispensable à notre réussite. Le Parti définit l’orientation et la population lui fait confiance. Peu de pays disposent d’un tel atout! La planification du pays doit elle aussi s’inscrire dans une perspective à 100 ans. Nous pouvons alors imaginer quel sera notre approvisionnement énergétique, quelles seront nos infrastructures et quelles seront les conditions de vie de la population», a-t-il plaidé.
Tô Lâm a enfin insisté sur la responsabilité de faire en sorte que le savoir et l’intelligence accumulés au fil de l’histoire continuent de nourrir la capacité du pays à se développer. Ce travail de bilan doit, selon lui, renforcer la détermination du Parti, stimuler la créativité de la population et préparer des bases solides pour l’avenir.
