Il y appelle à faire de la protection de l’environnement un pilier central du développement du pays dans la nouvelle ère.
Face aux profondes mutations de la relation entre l’homme et la nature, Tô Lâm estime que la protection de l’environnement doit être considérée comme une composante essentielle de la sécurité nationale et de la sécurité humaine. Selon lui, le développement vert, la préservation des océans et la lutte contre le changement climatique doivent constituer l’un des fondements du modèle de développement vietnamien.
Le dirigeant vietnamien identifie six grands chantiers.
Le premier consiste à repenser la gouvernance environnementale en faisant de la nature le socle du développement durable et en veillant à ce que toute politique de développement respecte les limites des écosystèmes et les exigences de santé publique.
Le deuxième vise à accélérer la transition verte dans les domaines de la croissance, de l’énergie, de la production, de la consommation et de l’urbanisation, afin d’en faire un facteur de compétitivité nationale.
Troisième priorité: développer une économie maritime bleue, moderne et responsable, associant protection de la souveraineté, moyens de subsistance des populations côtières et maintien de la paix en mer. Cette stratégie passe notamment par le développement de ports verts, des énergies renouvelables offshore, de la biotechnologie marine, de l’écotourisme insulaire et par une lutte renforcée contre la pêche illégale.
Le dirigeant vietnamien appelle également à restaurer les écosystèmes naturels et à renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique, qu’il considère comme une infrastructure stratégique nationale.
Le cinquième axe repose sur une gouvernance environnementale fondée sur la science, les données et les technologies numériques, avec une participation accrue de la société. Enfin, Tô Lâm souligne la nécessité de garantir l’équité dans la transition verte et de renforcer la coopération internationale en matière de climat, d’environnement et d’océans.
Avec plus de 3.260 kilomètres de côtes, deux grands deltas, un réseau hydrographique dense et de nombreuses villes littorales abritant des millions de pêcheurs et de riverains, le Vietnam figure parmi les pays les plus exposés aux effets du changement climatique. Le pays est particulièrement vulnérable à la montée des eaux, aux tempêtes et inondations, à l'intrusion saline, à l'érosion, à la pollution, à la dégradation des ressources halieutiques et aux perturbations écosystémiques aggravées par la surexploitation des ressources naturelles.
