Dans son intervention, Tô Lâm a souligné que ce bilan devait marquer un changement profond de paradigme: passer d’une logique de réparation des conséquences et de réaction passive à une approche fondée sur la prévention précoce, le développement vert et le renforcement de la résilience dans une relation plus harmonieuse entre l’homme et la nature.

Selon lui, les défis liés au climat, à l’environnement et aux ressources naturelles ne doivent plus être considérés uniquement comme des obstacles à surmonter, mais également comme des leviers pour renouveler le modèle de croissance, faire émerger de nouveaux secteurs économiques, ouvrir de nouveaux champs de développement et créer de nouveaux avantages compétitifs pour le pays. Il a également appelé à identifier clairement les domaines prioritaires susceptibles de générer des percées, notamment les énergies renouvelables, l’agriculture verte, les infrastructures d’adaptation climatique, les technologies environnementales et les activités économiques fondées sur les écosystèmes naturels.

«Il est nécessaire d’approfondir davantage l’évolution de notre approche en matière de protection de l’environnement et d’adaptation proactive au changement climatique. Cette exigence doit se refléter de manière constante dans toutes les politiques. Il faut affirmer clairement que la protection de l’environnement et l’adaptation au changement climatique constituent l’un des piliers du nouveau modèle de développement défini par le XIVe Congrès du Parti. L’environnement n’est pas un coût du développement; il en est la condition. Investir dans l’environnement, c’est investir dans l’avenir. Nous devons passer résolument d’une logique de réaction à une logique de construction proactive du développement», a déclaré Tô Lâm.

Le dirigeant vietnamien a également demandé de préciser davantage les percées stratégiques, notamment dans les domaines institutionnel, scientifique, technologique et de la gouvernance nationale, tout en accélérant l’application des technologies stratégiques et la mise en place d’un système national de données numériques sur les ressources, l’environnement et le climat.