C’est en tout cas le message qu’a voulu mettre en avant le ministre singapourien des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, à l’occasion de la visite d’État du secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de la République, Tô Lâm, à Singapour, du 29 au 31 mai, et de son intervention au Dialogue de Shangri-La 2026.

«Le discours du secrétaire général et président Tô Lâm reflète une profonde convergence de vision stratégique entre Singapour et le Vietnam», a estimé le chef de la diplomatie singapourienne.

Selon lui, l’intervention du dirigeant vietnamien a mis en lumière une crise structurelle profonde et l'émergence d'un nouvel ordre mondial qui pèse fortement sur les États petits et moyens comme Singapour et le Vietnam.

Face à ce défi, Tô Lâm a, selon lui, identifié trois axes de réponse. Le premier consiste à diversifier les partenariats et à réduire les barrières commerciales afin de renforcer la résilience économique. Le deuxième repose sur le multilatéralisme, en s'appuyant notamment sur l'ASEAN et les institutions régionales. Le troisième met l'accent sur la confiance mutuelle, à travers un dialogue constructif et une coopération mutuellement bénéfique entre les pays.

Le ministre Balakrishnan a salué la trajectoire remarquable du Vietnam, devenu l'une des économies à la plus forte croissance au monde ces dernières années sous la conduite du secrétaire général et président Tô Lâm. Il a même prédit que notre pays serait en passe de devenir la deuxième économie de l'ASEAN d'ici 2031.

Selon lui, cette dynamique repose sur plusieurs atouts: une population jeune et dynamique, le développement rapide des industries numériques et des technologies avancées, ainsi que le rôle de plus en plus important du Vietnam au sein des chaînes d'approvisionnement mondiales.