Examinons tout d’abord les rapports d’écoute récemment reçus!
Paul Jamet, de l’Isle Adam, en France, nous a envoyé une série de rapports d’écoute effectués en septembre et en octobre, accusant dans l’ensemble une très bonne réception sur 11885 kHz, de 19h30 à 20h (SINPO 4/5). Dans cette même plage horaire, le 30 septembre, la réception était satisfaisante (SINPO 35422) sur la fréquence 9835 kHz. Il nous a aussi posé une question sur l’utilisation du bois au Vietnam à laquelle nous essaierons de répondre dans un prochain courrier.
De Heinenoord, aux Pays-Bas, Rob den Boer constate une bonne réception (SINPO 4/5) sur 7285 kHz le 13 octobre, de 12h30 à 13h.
Naji Muddin et Siddhartha Bhattacharjee,du Bengale occidental, en Inde, accusent une bonne réception (SINPO 4/5) sur 7220 kHz, les 11 et 16 octobre, de 16h30 à 17h.
Merci, chers amis, pour vos rapports d’écoute et votre fidélité!
Une auditrice française, Maguy Roy, nous a posé les questions suivantes:
«Quels poissons sont pêchés le long des côtes vietnamiennes? Quels bateaux sont utilisés pour la pêche hauturière? Quels poissons sont pêchés en haute mer? Que représente le volume de la pêche au Vietnam dans l'alimentation des Vietnamiens? dans l'économie du pays?»
Bordé par plus de 3.260 kilomètres de côtes, le Vietnam possède des ressources halieutiques importantes, qui contribuent à la diversité de son alimentation et au développement de son économie maritime. De la pêche côtière aux campagnes en haute mer, les pêcheurs vietnamiens exploitent une grande variété d’espèces, adaptées aux différents milieux marins du pays.
Le long des côtes, la pêche concerne notamment les anchois, les maquereaux, les sardines, les harengs, les chinchards et diverses espèces de poissons de fond. Les eaux côtières abritent également des calmars, des seiches, des crevettes et des crabes. Pratiquée à bord de petites embarcations, souvent à proximité des villages de pêcheurs, cette activité repose sur différentes techniques, dont les filets maillants, les sennes et les lignes. Les prises approvisionnent les marchés locaux en poissons frais, mais servent aussi à la fabrication de produits traditionnels comme le nước mắm, la célèbre sauce de poisson vietnamienne.
La pêche hauturière nécessite, quant à elle, des bateaux plus grands et plus puissants, capables de rester en mer pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Équipés de moteurs performants, de systèmes de navigation, de sondeurs et d’installations de conservation à bord, ces navires permettent d’atteindre des zones de pêche éloignées des côtes. Selon les techniques employées, ils ciblent notamment les thons, les espadons, les maquereaux et d’autres espèces pélagiques. Les palangriers, les senneurs et les chalutiers figurent parmi les principales catégories utilisées.
La pêche joue également un rôle important dans la sécurité alimentaire du pays. En 2025, la production totale de produits aquatiques du Vietnam a atteint environ 9,947,5 millions de tonnes, dont 3.870,7 millions de tonnes issues de la pêche et 6.116,8 millions de tonnes provenant de l’aquaculture.
Cette production fournit aux Vietnamiens une source essentielle de protéines et occupe une place centrale dans les habitudes culinaires nationales.
Au-delà de la consommation intérieure, les produits de la mer constituent une importante source de revenus et d’emplois, notamment dans les provinces côtières. La filière fait vivre les pêcheurs, les aquaculteurs, les entreprises de transformation et les réseaux de transport et de commercialisation. En 2025, l’exportation des produits aquatiques a rapporté au pays 11,3 milliards de dollars, un record.
Ainsi, de la pêche côtière traditionnelle aux campagnes hauturières, les ressources halieutiques représentent bien davantage qu’une source de nourriture: elles constituent un pilier de l’économie maritime vietnamienne et un élément essentiel du patrimoine culinaire du pays.
Voila, chère Maguy Roy, nous espérons avoir répondu à vos questions.
C’est la fin de ce courrier. Rendez-vous mercredi prochain!
