Examinons tout d’abord les rapports d’écoute récemment reçus!

Christian Ghibaudo, de Tende, en France, nous signale que le 11 avril, à 19h30, aucune écoute n’était possible sur 9730 kHz alors que la réception était bonne (SINPO 45444) sur 11885 kHz. Il nous a aussi offert une magnifique carte postale de Monte Carlo. Merci infiniment!

Un autre auditeur français, Raphaël Voydis, qui réside à Dax, nous fait savoir que le 27 avril, entre 19h30 et 20h, aucun signal n’était détecté sur 11885 kHz. Toujours sur cette fréquence et à la même heure, les 25 et 29 avril, il a pu nous capter dans de bonnes conditions.

Paul Jamet, de l’Isle-Adam, toujours en France, nous a envoyé quatre rapports d’écoute effectués les 1er, 15, 22 et 29 avril, à 19h30, sur 11885 kHz, accusant dans l’ensemble une bonne réception (SINPO allant de 4 à 5/5).

Bidhan Chandra Sanyal, du Bengale occidental, en Inde, fait état d’une bonne réception (SINPO 4/5) sur 7285 kHz, du 23 au 30 avril, de 19h30 à 20h.

Siddhartha Bhattacharjee et Naji Muddin, deux autres auditeurs du Bengale occidental, ont suivi notre émission diffusée le 28 avril, de 16h30 à 17h, sur 7220 kHz, dans des conditions satisfaisantes (SINPO 433).

Toujours sur 7220 kHz, mais dans la plage horaire de 21h à 21h30, le 1er mai, Farid Boumechaal, de Batna, en Algérie, constate une réception moyenne (SINPO 3/5)

Merci chers amis pour vos rapports d’écoute et votre fidélité!

À la demande d’un auditeur français, Philippe Marsan, nous voudrions vous parler aujourd’hui de l’arrivée du télégraphe au Vietnam.

L’histoire des télécommunications au Vietnam remonte aux débuts de la présence coloniale française au XIXe siècle. Dès 1859, après la prise de Saïgon, les autorités militaires françaises comprennent l’importance stratégique d’un système de communication rapide pour coordonner les opérations des troupes expéditionnaires. Avant même l’installation officielle de l’appareil administratif, elles envisagent la mise en place d’un réseau télégraphique.

Le 11 avril 1860, le colonel de marine Dariès fonde à Saïgon le premier bureau de poste français en Indochine. Peu après, il confie au chef du service télégraphique Wattebled la mission de construire les premières lignes. Le projet initial vise à relier Saïgon à Biên Hòa, puis à étendre le réseau vers Bà Rịa et Cap Saint-Jacques (aujourd’hui Vũng Tàu).

La première ligne télégraphique, longue de 28 kilomètres, est inaugurée le 27 mars 1862. Sa construction se heurte à de nombreuses difficultés techniques, notamment la présence de canaux et de bras du fleuve Dông Nai, obligeant les ingénieurs à poser des câbles souterrains. Ce jour-là, à 18h30, un premier message est transmis de Biên Hòa à Saïgon en seulement deux minutes, marquant une étape fondatrice pour les télécommunications vietnamiennes.

Quelques semaines plus tard, une seconde ligne de 7 kilomètres relie Saïgon à Cho Lon. À cette époque, les infrastructures restent rudimentaires: le bureau télégraphique se résume à deux modestes bâtiments entourés d’une clôture en bambou, signalés par une simple enseigne «Télégraphe».

L’usage du télégraphe demeure toutefois limité aux situations urgentes en raison de son coût élevé et des contraintes techniques. Les messages doivent être déposés dans les bureaux de poste, puis relayés manuellement vers les localités, ce qui peut prendre plusieurs jours.

Malgré ces limites, le réseau se développe rapidement. Entre 1862 et 1872, plus de 6.600 kilomètres de lignes sont installés dans le sud, complétés par 13 lignes sous-marines. Le télégraphe devient ainsi un outil essentiel du pouvoir colonial, tant pour l’administration que pour les opérations militaires.

Voilà cher Philippe Marsan, nous espérons avoir répondu à votre demande.

C’est la fin de ce courrier. Rendez-vous mercredi prochain!