Avec 14 projections organisées à Paris, Lorient, en France, Prague, en République tchèque, et Bruxelles, en Belgique, le Festival international Viet Culture in Motion 2026 a réuni près de 2.000 spectateurs autour de 25 courts métrages documentaires réalisés par de jeunes cinéastes vietnamiens. Une immersion au cœur de la culture, des habitants et du quotidien du Vietnam, portée par une nouvelle génération de réalisateurs.

Près de 2.000 spectateurs séduits par un Vietnam loin des clichés

L’enthousiasme du public a accompagné chaque étape de cette tournée européenne. À Paris, Lorient, Prague comme à Bruxelles, les projections ont réuni près de 2.000 spectateurs, parmi lesquels des habitants, des membres de la communauté vietnamienne, des étudiants, des chercheurs et des passionnés de cinéma. Bien après la fin des séances, beaucoup sont restés pour échanger avec les équipes de réalisation, partager leurs impressions et prolonger la découverte du Vietnam.

À Paris, Clément Boligier se dit particulièrement séduit par l’originalité des œuvres présentées.

«En réalité, j’ai aimé tous les films projetés ici. Je les ai trouvés très différents des documentaires que je regarde habituellement. Cette fois, j’ai vraiment eu l’impression de partager le quotidien des personnes filmées », dit-il.

Présente lors de l’étape de Prague, la scénariste et productrice Nghiêm Quỳnh Trang salue, elle aussi, l’initiative.

«Je suis vraiment heureuse que vous ayez fait l’effort d’apporter ainsi, ici en Europe, une part de l’expérience culturelle vietnamienne à des amis internationaux dans d’autres pays», estime-t-elle.

À Bruxelles, Elnaz Shadras voit dans cette initiative une contribution précieuse des jeunes à la préservation du patrimoine culturel.

«Dans le contexte actuel où la technologie évolue si rapidement, ce sont des choses que nous devons nous efforcer de préserver. Ce groupe de jeunes travaille avec beaucoup de sérieux pour préserver cet art, cette histoire et ce patrimoine culturel. C’est pourquoi ce qu’ils ont accompli est très important, en particulier pour la promotion de la culture vietnamienne en Europe», dit-elle.

Le cinéma, un pont entre le Vietnam et l'Europe

Au-delà des projections, Viet Culture in Motion se veut avant tout une plateforme permettant aux jeunes de devenir les ambassadeurs de leur propre culture. En racontant leur pays avec un langage cinématographique accessible et créatif, ils contribuent à faire découvrir au public européen un Vietnam vivant, authentique et résolument contemporain.

Pour Nguyên Ba Sang, conseiller chargé des affaires communautaires à l’ambassade du Vietnam en Belgique, ces films constituent un véritable outil de diplomatie culturelle.

«À travers les films que je viens de voir, je constate qu’il s’agit vraiment d’un moyen de faire connaître la culture, la vie, le pays et les habitants du Vietnam aux amis internationaux en général, et à la population belge en particulier. Je ressens votre dévouement, et je peux voir que vous êtes véritablement devenus des ambassadeurs culturels du Vietnam à travers les films que vous avez réalisés», indique-t-il.

Pour Nghiêm Pham Phúc Anh, membre de l’association Art Space, organisatrice du festival, chaque étape de la tournée répondait à une ambition particulière.

«Chaque ville du parcours du festival porte sa propre signification. Paris, capitale de l’art et du cinéma, est le lieu où les jeunes expriment librement leur regard créatif sur la culture vietnamienne devant un public international. Prague, avec son importante communauté vietnamienne, est devenue un espace où beaucoup ont pu retrouver des souvenirs et un lien avec leur pays natal. Et Bruxelles, cœur de l’Europe, a été la dernière étape du voyage, où nous avons présenté les œuvres les plus remarquables afin de faire parvenir les histoires vietnamiennes aux amis internationaux de la manière la plus profonde et la plus complète possible», dit-il.

Pendant près d’un mois, les films ont parcouru l’Europe. Mais ce sont surtout les histoires, les visages et les émotions qu’ils portent qui ont voyagé. Une preuve, s’il en fallait une, que le cinéma peut encore franchir les frontières et rapprocher les cultures.