Au Mexique, il ne s’agit pas d’un moment de tristesse ou de peur, mais d’une célébration joyeuse au cours de laquelle les vivants accueillent symboliquement le retour des âmes de leurs proches disparus.

Durant ces journées, petits et grands se maquillent en squelettes, arborant sur le visage des motifs de crânes richement travaillés. Ils chantent et dansent aux abords des tombes, soigneusement nettoyées et illuminées toute la nuit par des milliers de bougies. Dans les rues, sur les places et au milieu des champs de fleurs de souci, des artisans réalisent également des sculptures monumentales en forme de squelettes, parfois hautes de plus de trois mètres. Ces créations attirent de nombreux visiteurs venus les admirer et les photographier.

«Nous sommes en train de découvrir toute la splendeur de la culture mexicaine, notamment les statues de Catrina et les œuvres architecturales remarquables que l’on trouve ici. Nous en mesurons pleinement la richesse et nous profitons de chaque instant, de tout ce qu’il y a à découvrir. C’est un lieu spectaculaire, une destination que chacun devrait visiter au moins une fois dans sa vie», déclare une touriste.

«Ce que je trouve remarquable, c’est la manière dont ils ont su donner une identité propre à leurs créations. Même si elles reposent sur un modèle commun, chacune possède sa touche particulière. C’est aussi une marque très caractéristique de la région. Je trouve cela intéressant et important», déclare un autre.

Inscrit en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, le Día de los Muertos est bien plus qu’un symbole culturel emblématique du Mexique. Il exprime une profonde philosophie de la vie et de la mort.