Susan Hammond, engagée depuis des décennies dans les programmes de réparation des dommages de guerre, participe actuellement à une discussion sur les guerres du Cambodge, du Laos et du Vietnam. Elle devrait rencontrer prochainement des membres du Congrès américain, avec l’agent orange au cœur de ses interventions.
«Quand les Américains entendent parler des effets de l’agent orange au Vietnam, ils veulent vraiment aider. Je citerai la famille de Bob et Nancy Feldman, avec qui je travaille depuis 20 ans. Avec des amis et des proches, ils ont fourni plus d’un demi-million de dollars, ce qui nous a permis d’aider plus de 650 familles. Donc, j'encourage davantage d’échanges de ce type entre les peuples», a-t-elle partagé.
Charles R.Bailey, ancien directeur du bureau de la Fondation Ford au Vietnam, a salué l’aide non remboursable de 91 millions de dollars récemment octroyée par les États-Unis, en complément des efforts du Vietnam, qui rend les victimes plus autonomes.
«C’est le moment d’approfondir le partenariat sur l’agent orange par une meilleure reconnaissance et de meilleurs objectifs. Après 65 ans, il est temps d’agir et d’avancer ensemble», a-t-il dit.
Susan Berresford, ancienne présidente de la Fondation Ford, plaide quant à elle pour une politique américaine guidée par la justice réparatrice, dont la vérité est l’élément clé: les États-Unis ont reconnu les effets du produit sur leurs citoyens et leur ont fourni des services, mais n’en n’ont pas fait autant pour les victimes vietnamiennes.
«Il faut faire de la justice une réalité dès maintenant, et aboutir enfin à un grand accord», a-t-elle précisé.
L’attachement des Américains et leur engagement en faveur des actions humanitaires témoignent de leur sens des responsabilités, de leur humanité et redonnent espoir aux victimes de l’agent orange.
