Examinons tout d’abord les rapports d’écoute récemment reçus!

Deux auditeurs espagnols, Juan Carlos Pérez Montero qui réside à Valladolid, et Pedro Mataix, de Petrer, en Espagne, ont écouté nos émissions diffusées respectivement le 1er août, de 19h30 à 20h et le 5 août, de 20h30 à 21h, sur 11885 KHz, dans de très bonnes conditions (SINPO 4/5).

Philippe Marsan, un auditeur français, était à notre écoute à Biganos mercredi 5 août à 20h30. Selon lui, la fréquence de 9835 kHz était à peine audible (SINPO 2/5) alors que celle de 11885 kHz donnait un SINPO correct de moyenne 4/5.

Un autre auditeur français, Paul Jamet, de l’Isle-Adam, nous a également écoutés le 5 août, toujours sur 11885 kHz, à 19h30, dans d’excellentes conditions (SINPO 5/5).

Jacques Augustin, de Rosny-sous-Bois, également en France, nous fait savoir que le 1er août, de 19h30 à 20h, l’écoute était bonne sur 11885 kHz (SINPO 45444).

Farid Boumechaal, de Batna, en Algérie, nous a également écoutés le 1er août, mais dans la plage horaire de 21h à 21h30, sur 7220 kHz, accusant une réception moyenne (SINPO 3/5).

Amir Jameel, un auditeur pakistanais qui habite à Sahiwal, et Naji Muddin, du Bengale occidental, en Inde, ont suivi nos émissions diffusées également sur 7220 kHz, mais dans la plage horaire de 16h30 à 17h, du 27 juillet au 3 août, dans de bonnes conditions (SINPO 4/5)

Merci chers amis pour vos rapports d’écoute et votre fidélité!

Un auditeur cubain, Ezequiel Hernández Gómez, nous a posé les questions suivantes: Quelles sont les régions les plus touchées par l’agent orange et quelles sont les mesures prises en faveur des victimes de cette substance chimique toxique?

Plus d’un demi-siècle après la fin de la guerre, l’agent orange demeure l’un des héritages les plus douloureux du conflit au Vietnam. Entre 1961 et 1971, l’armée américaine a déversé près de 80 millions de litres de défoliants chimiques sur environ un quart de la superficie du Sud du pays. Parmi eux, l’agent orange, qui représentait 61% des volumes épandus, contenait de la dioxine, une substance extrêmement toxique dont les effets persistent sur l’environnement et la santé humaine.

Les trois principaux «points chauds» de contamination sont les anciens aéroports militaires de Biên Hoà (province de Dông Nai), Dà Nang et Phù Cat (province de Gia Lai), où étaient stockés et manipulés les herbicides. Les concentrations de dioxine relevées dans les sols et les sédiments y dépassaient parfois de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers de fois, les seuils autorisés. D’autres régions ont également été fortement touchées, notamment les provinces de Quang Tri, Quang Ngai, Thua Thiên-Huê, Tây Ninh et Dông Nai, situées le long des principales zones de pulvérisation.

Depuis plusieurs années, le Vietnam met en œuvre des programmes nationaux de dépollution avec le soutien de partenaires internationaux. En 2015, un projet financé par le Fonds pour l’environnement mondial (GEF) a permis de traiter plus de 7.500 m³ de terres contaminées à Phù Cat, retirant ce site de la liste des zones prioritaires. À Dà Nang, un vaste chantier mené entre 2012 et 2018 avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a permis de décontaminer 13,7 hectares. Depuis 2019, un nouveau programme est en cours à Biên Hoà, le site le plus gravement contaminé du pays, où plus de 500.000 m³ de terres polluées doivent encore être assainies. Le 15 septembre 2025, les travaux de construction du système de traitement thermique destiné à dépolluer les sols contaminés par la dioxine ont été lancés à l'aéroport de Biên Hoà. Cette technologie constitue l'élément clé garantissant la réussite de l'ensemble du projet et concrétise l'engagement du gouvernement vietnamien et du ministère de la Défense de mener à bien l'assainissement de la dioxine sur ce site avant 2030.

Parallèlement à la restauration de l’environnement, les autorités vietnamiennes renforcent leur soutien aux victimes. Le pays compte environ 4,8 millions de personnes exposées à l’agent orange, dont plus de 3 millions de victimes directes. Les séquelles se transmettent parfois jusqu’aux troisième et quatrième générations, provoquant malformations congénitales, cancers et autres maladies graves. Les personnes concernées bénéficient d’allocations mensuelles, de la gratuité des soins et de l’assurance maladie, ainsi que de programmes de rééducation, de chirurgie réparatrice et d’accompagnement social. Des centres spécialisés proposent également des cures de désintoxication et de réadaptation, tandis que des associations et des mécènes soutiennent les familles par la construction de logements, des aides à la production et la création de centres d’accueil pour les victimes les plus lourdement handicapées. Ces actions témoignent de la volonté du Vietnam de réparer, autant que possible, les conséquences humaines et environnementales de cette tragédie.

Voilà cher Ezequiel Hernández Gómez, nous espérons avoir répondu à vos questions.

C’est la fin de ce courrier.

Rendez-vous mercredi prochain!