Fin juillet, le gouvernement français a déposé un projet de loi visant à tripler l’amende encourue pour la production de faux contenus électoraux, qui passerait de 15.000 euros à 45.000 euros. Le texte prévoit également d’élargir les procédures d’urgence afin de permettre le retrait rapide des fausses informations diffusées en ligne lorsqu’elles menacent les intérêts fondamentaux de la nation. Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement lors de sa session d’automne.
La France a également adopté une Stratégie nationale de lutte contre la manipulation de l’information pour la période 2026-2030. Celle-ci repose notamment sur la sensibilisation du public, le renforcement de la responsabilité des plateformes en ligne et des services utilisant l’intelligence artificielle, ainsi que sur le développement des capacités de Viginum, l’agence française chargée de détecter les ingérences numériques étrangères. Paris souhaite par ailleurs renforcer la mise en œuvre du règlement européen sur les services numériques (DSA).
