Votée à l'unanimité, cette hausse a été jugée nécessaire par les responsables de la Fed face à une inflation toujours élevée, tout en permettant un retour plus rapide à l'objectif de 2 %.

«L'activité économique croît à un rythme soutenu. Malgré une incertitude toujours élevée, la consommation intérieure reste résiliente, la productivité progresse fortement et l'investissement en capital demeure élevé. L'inflation, cependant, reste élevée. La décision de politique monétaire d'aujourd'hui contribuera à la ramener vers l'objectif de 2 %. Le Comité fédéral de l'open market (FOMC) veillera quant à lui à la stabilité des prix», a expliqué le président du Conseil des gouverneurs de la Fed, Kevin Warsh.

«La hausse du taux des fonds fédéraux a également d'autres effets. Nous avons constaté une baisse du taux d'épargne aux États-Unis, alors que la demande d'investissement liée au développement des infrastructures d'intelligence artificielle reste très forte. La combinaison de ces deux facteurs contribue à la pression sur les rendements obligataires, en particulier sur les échéances longues. Le point positif, c'est que la hausse des taux de la Fed peut contribuer à rééquilibrer l'épargne et l'investissement. Je pense que cela sera très bénéfique pour l'économie», a fait observer Jill Cetina, professeur de finance à l'Université Texas A&M.

Après l'annonce de la Fed, les marchés financiers américains n'ont pas connu de fortes variations, les investisseurs ayant largement anticipé ce scénario. L'indice Dow Jones a reculé de 1,21 %, le S&P 500 a perdu 0,45 %, tandis que le Nasdaq Composite est resté quasiment stable. L'or a quant à lui baissé de plus de 40 dollars, à 4.314 dollars l'once.

Parallèlement, le président américain Donald Trump a de nouveau exigé une baisse «immédiate» des taux d'intérêt. Il avait déjà appelé à plusieurs reprises à une forte réduction des taux, estimant que le coût élevé des emprunts nuisait à l'économie.

La dernière hausse de taux de la Fed remonte à juillet 2023. Depuis, l'institution a procédé à six baisses, totalisant 175 points de base (1,75 %), dont trois rien que l'année dernière.