À l’ouverture de la session ordinaire du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, à Vienne, Rafael Grossi a estimé que l’autorisation donnée par Téhéran à l’Agence d’accéder à ses principales installations nucléaires aurait des effets positifs. L’AIEA n’a plus pu accéder à ces sites depuis le conflit de douze jours de juin 2025, au cours duquel Israël et les États-Unis avaient frappé des installations nucléaires iraniennes. Certaines d’entre elles ont de nouveau été visées lors de la reprise des combats le 28 février.
Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont préparé un projet de résolution, qui devrait être présenté et soumis au vote cette semaine. Le texte propose de renvoyer le dossier iranien devant le Conseil de sécurité, en raison du manquement de Téhéran à ses obligations de déclaration concernant son programme nucléaire. La mission iranienne auprès des Nations unies a dénoncé un «nouvel acte désespéré», estimant que cette initiative serait contre-productive.
Dans ce contexte de tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien, le détroit d’Ormuz reste un point chaud. Toujours ce lundi, la marine omanaise a annoncé le sauvetage de 16 membres d’équipage du pétrolier SIDR, battant pavillon saoudien, qui aurait été attaqué par l’Iran dans le détroit d’Ormuz une semaine auparavant.
