Le cyberespace a donné à chacun la possibilité de devenir un diffuseur d’informations. Cependant, le revers de la médaille est l’apparition massive de fausses informations toujours plus sophistiquées, générant de la défiance au sein de la population.
Voilà le constat qu’a dressé le secrétaire général du Parti communiste et président vietnamien, Tô Lâm, dans son article «La presse révolutionnaire vietnamienne à l’ère du numérique», qui a été publié à l’occasion des 101 ans de celle-ci (21/6/1925-21/6/2026), et à la veille de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la presse, le 1er juillet prochain.
Pour Nguyên Tri Thuc, un responsable de la Revue communiste, cet article a défini les orientations majeures de la presse vietnamienne pour les années à venir.
«Le secrétaire général et président a souligné l’impératif pour la presse de se renouveler et de gagner en professionnalisme, afin de préserver la confiance de la population. Se renouveler signifie évoluer, autant sur le fond que sur la forme, en utilisant toutes les plateformes disponibles pour toucher le plus grand public possible. Gagner en professionnalisme signifie que chaque journaliste, chaque organe de presse doit mieux exercer son métier, en étant plus proche du citoyen lambda pour toucher son cœur», affirme-t-il.
Dans son article, le secrétaire général et président Tô Lâm a évoqué un changement d’approche en matière de transition numérique. D’après lui, cela ne se limite pas à la création de nouveaux sites web, de nouveaux comptes sur les réseaux sociaux, ni à l’achat d’équipements modernes. Il doit s’agir d’une révolution complète de la pensée des dirigeants, du modèle des rédactions jusqu’au processus de production et à l’éthique professionnelle.
La nouvelle loi sur la presse qui entrera en vigueur le 1er juillet constitue justement le fondement juridique essentiel pour le développement des rédactions numériques, la protection des droits d’auteur et la punition sévère des abus et des violations de la déontologie journalistique.
