À New York, l’ambassadeur Dô Hùng Viêt, chef de la mission permanente du Vietnam auprès des Nations unies et président désigné de la conférence, a exposé les priorités de son mandat devant la presse.

Dans un contexte international marqué par la montée des tensions entre grandes puissances et l’érosion des mécanismes de contrôle des armements, le diplomate vietnamien a insisté sur «l’importance cruciale» de ce rendez-vous multilatéral. Il a assuré que son pays entend exercer la présidence «avec sérieux et responsabilité», tout en appelant à des avancées concrètes en matière de désarmement nucléaire.

Parmi les axes mis en avant figurent le renforcement de la transparence, la restauration de la confiance entre États et la réduction des risques liés aux armes nucléaires. Sur le volet de la non-prolifération, Hanoï plaide pour un contrôle accru, tout en réaffirmant le droit des États à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, dans le respect des normes internationales.

En parallèle, le Bureau des Nations unies pour les affaires de désarmement a détaillé l’état des préparatifs de la conférence lors d’un point presse organisé par l’Association des correspondants de l’ONU. Christopher King, secrétaire général par intérim de la conférence, a souligné le caractère «décisif» de cette session dans un contexte international particulièrement tendu, saluant au passage la désignation du Vietnam à la présidence comme un signe de confiance de la communauté internationale.

Adopté en 1968 et entré en vigueur en 1970, le TNP regroupe aujourd’hui 191 États. Il repose sur trois piliers: la prévention de la prolifération, la promotion du désarmement nucléaire et le droit à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire.