Il a réaffirmé que le développement de cette filière constituait une priorité stratégique pour faire du Vietnam une grande nation maritime, en renforçant à la fois son économie, sa capacité de transport, sa logistique, la sécurité de ses chaînes d'approvisionnement ainsi que sa défense.

Le dirigeant a plaidé en faveur du développement d'un écosystème industriel intégré, articulé autour de la construction navale, de la flotte marchande, des voies navigables intérieures, des infrastructures portuaires, de la logistique, des industries de soutien et des services associés tout au long du cycle de vie des navires.

Il a également appelé à mieux adapter le marché intérieur aux capacités de l'industrie nationale, en reliant les besoins de la flotte commerciale, des transports fluviaux, des services offshore et des secteurs de la défense à la production domestique.

Tô Lâm a par ailleurs insisté sur la nécessité de bâtir une industrie maritime moderne, numérique et respectueuse de l'environnement, capable de rivaliser sur les marchés internationaux.

«Il faut développer de manière coordonnée les industries de soutien, la conception, la recherche scientifique, les technologies, les organismes de certification, les normes, les données et la formation d'une main-d'œuvre hautement qualifiée. L'objectif est de maîtriser progressivement les segments à plus forte valeur ajoutée et d'augmenter la part de valeur créée au Vietnam. La politique de formation doit répondre aux besoins du marché et permettre d'attirer, de former et de fidéliser les ingénieurs, les ouvriers qualifiés et les experts. Il convient également de renouveler notre approche en matière d'investissements directs étrangers, de promouvoir les coentreprises, de développer un réseau de fournisseurs locaux ainsi que les exportations. Le choix des partenaires stratégiques devra privilégier le transfert de technologies, le renforcement des capacités de gestion des entreprises vietnamiennes, la recherche-développement et l'ouverture de nouveaux marchés. Nous devons enfin favoriser l'émergence d'entreprises capables de piloter l'ensemble de la chaîne de production et d'exporter aussi bien des produits finis que des composants et des services techniques», a précisé le secrétaire général et président.