Dans un message publié sur le réseau social X, le CENTCOM a indiqué que ces opérations visaient à affaiblir les capacités militaires iraniennes et à empêcher toute nouvelle attaque contre les navires commerciaux et civils transitant par le détroit d’Ormuz. Les autorités américaines n’ont toutefois pas précisé les cibles visées.

Quelques heures plus tôt, les médias d’État iraniens avaient fait état d’au moins quatre fortes explosions près du port de Bandar Abbas, dans le sud du pays, à proximité du détroit d’Ormuz.

Face à l’escalade, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé Washington et Téhéran à reprendre le dialogue et à faire preuve de la plus grande retenue. Il a réaffirmé la disponibilité de l’ONU à soutenir toute initiative susceptible de favoriser une désescalade et une solution pacifique.

De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient en train de «prendre le contrôle» du détroit d’Ormuz et que les pays riches financeraient la protection de cette voie maritime assurée par Washington. Il a également averti que de nouvelles frappes pourraient être menées si l’Iran continuait, selon lui, à violer les accords de cessez-le-feu.

En réponse, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a affirmé que Téhéran ne remplirait ses engagements que si Washington respectait pleinement les siens. Il a ajouté que l’Iran poursuivait ses consultations avec le Qatar, Oman et le Pakistan afin d’éviter une nouvelle escalade.

Enfin, le porte-parole du quartier général militaire Khatam al-Anbiya a averti que l’Iran n’autoriserait en aucun cas les États-Unis à intervenir dans la gestion du détroit d’Ormuz et a estimé que toute coopération des pays du Golfe avec Washington serait considérée comme un «acte de guerre».