Cette mesure suscite de vives réactions parmi les partenaires commerciaux de Washington.
L’Australie, soumise à un droit de douane de 12,5%, juge cette décision injuste et contraire à l'accord commercial bilatéral.
«Je crois que parmi les pays du monde, l’Australie est l’un des plus déterminés à lutter contre le travail forcé et nous continuerons dans cette voie. Nous estimons que l’imposition par les États-Unis des droits de douane élevés sur certains produits australiens est totalement injuste. Nous continuerons de plaider auprès du représentant américain au commerce pour qu'il supprime intégralement les droits de douane sur les produits australiens», a déclaré le ministre australien du Commerce, Don Farrell.
Au-delà des critiques, plusieurs partenaires des États-Unis se préparent à l’éventualité d’un durcissement de cette politique commerciale, le Canada, confronté à ces nouveaux tarifs et à la perspective d’une taxe de 50% sur de nombreux produits canadiens dès le mois prochain, intensifie ses négociations avec Washington en vue d’un accord commercial global.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a indiqué que son gouvernement préparait également des mesures destinées à protéger l'économie canadienne et à diversifier ses échanges afin de réduire sa dépendance au marché américain. Il a précisé que le Canada n'excluait pas de prendre des mesures de rétorsion en cas d'échec des négociations.
«Si les tarifs douaniers ou d’autres mesures entraient en vigueur, nous disposerions de nombreuses options. Toutes les possibilités sont envisagées en fonction de l’issue des négociations», a-t-il indiqué.
