Sur les 285 modèles testés, 16 ont donné naissance à des virus fonctionnels, capables de se multiplier et d’attaquer la bactérie Escherichia coli (E. coli). Plus remarquable encore, en combinant certains de ces nouveaux bactériophages, les chercheurs sont parvenus à cibler des bactéries qui avaient développé une résistance aux bactériophages utilisés initialement.
Selon le professeur Ran Nir-Paz, spécialiste des maladies infectieuses au centre médical Hadassah et responsable clinique du Centre israélien de phagothérapie, l’une des principales applications potentielles de cette technologie réside dans le traitement des infections résistantes aux médicaments. Les bactériophages peuvent détruire sélectivement certaines bactéries et sont étudiés comme une solution complémentaire ou alternative aux antibiotiques, alors que l’antibiorésistance constitue un défi sanitaire mondial croissant.
L’IA pourrait également contribuer à décrypter des aspects du monde biologique encore mal compris. À ce jour, la fonction d’environ 60% des gènes et des protéines codées par le génome des bactériophages n’a pas encore été entièrement déterminée.
