Cette déclaration intervient alors que le conflit opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël est entré dans son cinquième mois. Les négociations entre Washington et Téhéran sont suspendues depuis plus d'un mois, tandis que le cessez-le-feu conclu au début du mois d'avril a été dénoncé par le président américain Donald Trump le 8 juillet.
Lundi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que Téhéran ne prévoyait pas, à ce stade, de reprendre les discussions avec Washington. Selon lui, aucun dialogue n'est envisageable tant que les États-Unis poursuivent leurs actions hostiles.
Dans ce contexte de blocage, le Pakistan, qui tente de jouer un rôle de médiateur, a invité les négociateurs iraniens à se rendre rapidement à Islamabad afin de relancer les efforts diplomatiques. Selon plusieurs sources régionales, le président de l'Assemblée nationale du Pakistan, Ayaz Sadiq, a adressé une invitation officielle à son homologue iranien,égalementchef de la délégation de négociation, Mohammad Baqer Qalibaf. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, s'est également entretenu ce mardi par téléphone avec son homologue iranien Abbas Araghchi afin d'examiner les moyens de relancer les pourparlers et de mettre fin au conflit.
