Selon lui, cet uranium doit être utilisé en Iran, car il constitue un patrimoine national iranien.
Cette déclaration a été faite dans la soirée par Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, lors d’une rencontre avec le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, en visite à Téhéran.
Le responsable a souligné que l’Iran n’autoriserait le transfert à l’étranger d’aucune quantité d’uranium enrichi, même minime. Il a qualifié cette matière de richesse nationale appartenant au peuple iranien et affirmé que les matières nucléaires produites par le pays devaient être utilisées sur son territoire.
La gestion des stocks d’uranium enrichi de l’Iran, qui représenteraient plus de 400 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, constitue l’un des principaux points de blocage des négociations de paix entre Washington et Téhéran ces derniers mois.
Selon des sources jugées fiables, les États-Unis souhaitent récupérer la totalité de ces stocks ou, à tout le moins, les faire sortir du territoire iranien. Téhéran refuse catégoriquement cette option et propose plutôt de diluer l’uranium et d’en réduire le taux d’enrichissement sur son propre territoire.
D’autres acteurs, dont la Russie, auraient proposé d’accueillir et de traiter ces stocks d’uranium. Toutefois, aucune solution définitive n’a encore été convenue entre les parties.
