Quelque 500 étudiants de Hanoï, Hué, Danang et Hô Chi Minh-ville suivront le programme jusqu’en novembre: séminaires en ligne, visites de terrain, table ronde et forum de l’emploi avec une trentaine d’entreprises. Le projet relève désormais de “Destination Éco-Talents”, que l’OIF déploie dans quatre pays pilotes: Cambodge, Comores, Cap-Vert et Vietnam. En 2025, 546 étudiants y avaient participé et, pour la seule Université de Hanoï, 212 d’entre eux avaient décroché un stage ou un emploi.
Adjara Diouf, coordinatrice du programme “Promotion du tourisme durable” à l’OIF, détaille ce qui change.
“L'édition 2026 proposera des séminaires de sensibilisation et des immersions de terrain autour des pratiques du tourisme durable, une table ronde avec les entreprises pour mieux connaître leurs besoins en matière de ressources humaines et de compétences professionnelles à l'ère de l'intelligence artificielle, et un forum de l'emploi sur le tourisme durable à Hanoï”, déclare-t-elle.
Le contexte pousse à l’urgence. Après 21,2 millions de visiteurs étrangers en 2025, le Vietnam en vise 25 millions cette année, et une récente résolution du Bureau politique fixe au secteur un objectif de croissance annuelle de 10 à 12%, orientée vers le vert et le net zéro. Reste à trouver les bonnes compétences, avertit Vu Van Tuyên, directeur de Travelogy Vietnam.
“Le secteur a besoin de 400.000 employés par an; nos établissements n’en forment que la moitié. Mais attention: sortir de l’université pour entrer dans une agence de voyages, c’est dépassé. L’intelligence artificielle remplace déjà le vendeur de circuits, l’agent d’exploitation, le contrôleur financier. Votre chance est ailleurs: numériser les destinations, cartographier le patrimoine de chaque commune. Là, les salaires mensuels vont de 15 à 30 millions de dôngs”, dit-il.
Les activités de terrain démarrent dès ce mois-ci, sous le signe de “La paix, moteur du développement durable”, thème du Sommet de la Francophonie prévu en novembre au Cambodge.
