La porte-parole de l’OMI, Natasha Brown, précise qu’une liste des bâtiments concernés sera établie afin de planifier leur sortie de la zone. L’opération doit s’appuyer sur les routes maritimes existantes, dans le respect strict des normes de sécurité. L’organisation insiste sur la nature strictement coordinatrice de ce plan, qui ne comporte aucune dimension contraignante, et vise avant tout à faciliter un retrait ordonné dès que les conditions le permettront.
Au total, près de 2 000 navires et 20.000 marins sont actuellement bloqués, incapables d’emprunter le détroit d’Ormuz depuis le déclenchement des hostilités à la fin du mois de février.
Reste que la mise en œuvre effective de ce mécanisme dépendra étroitement d’une accalmie sur le terrain. Plusieurs analystes estiment que la sécurisation des voies maritimes nécessitera, de facto, des arrangements — directs ou indirects — avec l’Iran, qui exerce un contrôle sur des points stratégiques du détroit.
