Il a appelé à un changement «fondamental» dans la mise en œuvre des mesures, de leur conception à leur application sur le terrain pour obtenir la levée du carton jaune infligé par la Commission européenne (CE).
«Je demande à tous les ministères et aux collectivités locales de continuer à appliquer strictement les directives déjà données, notamment la circulaire 159, qui fixe clairement les responsabilités de chacun. Ceux qui ne s’y conforment pas devront rendre des comptes. S’agissant du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, il devra dès la semaine prochaine proposer une réorganisation en tenant compte du fait que la Commission européenne recommande la mise en place d’un groupe de travail dédié. Enfin, je demande la préparation d’un décret renforçant les sanctions administratives dans la pêche, avec des amendes plus élevées. Chaque infraction doit être sanctionnée à la hauteur de sa gravité», a-t-il martelé.
Au-delà de l’arsenal juridique, les autorités entendent combler les failles persistantes dans la gestion du secteur: contrôle des flottes, traçabilité des produits, surveillance des activités portuaires ou encore suivi des navires en mer. Des équipes interministérielles doivent notamment être déployées dans les ports de pêche pour renforcer les contrôles sur le terrain.
