À cette occasion, l'organisation s'est vu décerner l’Ordre du travail, deuxième classe.

Prenant la parole, son président, Nguyên Huu Chinh, a rappelé l'ampleur des conséquences de ce produit toxique. Entre 1961 et 1971, l'armée américaine a répandu des défoliants sur près d'un quart du territoire du Sud-Vietnam. Environ 4,8 millions de personnes ont été exposées, dont 3,1 millions directement touchées. Plus d'un demi-siècle plus tard, les effets de la dioxine continuent de se transmettre de génération en génération. L'association poursuit aujourd'hui la mise en œuvre de la directive n° 43 du secrétariat du Parti sur la prise en charge des conséquences des produits chimiques de guerre.

«Notre priorité est de poursuivre ce que nous appelons le "chemin commun pour apaiser la douleur de l'agent orange. Dans ce cadre, l'association a contribué à la construction ou à la rénovation de 3.408 logements pour des familles de victimes, dont 1.912 logements neufs et 1.496 habitations réhabilitées. Il s'agit de montrer que les victimes ne sont pas oubliées et qu'elles continuent de bénéficier du soutien du Parti et de l'État », a-t-il rappelé.

Depuis sa création, le 10 janvier 2004, l'Association vietnamienne des victimes de l'agent orange a mobilisé près de 5.100 milliards de dôngs, soit plus de 193 millions de dollars, pour venir en aide aux personnes touchées par l’agent orange.