Les deux parties ont convenu de maintenir le statut de parti unique au pouvoir des deux Partis communistes et de poursuivre la voie socialiste adaptée à la situation de chaque pays, tout en favorisant un développement socio-économique de haute qualité. La Chine a rappelé sa politique constante d’amitié envers le Vietnam, qu’elle considère comme une priorité dans sa diplomatie de voisinage. De son côté, le Vietnam a réaffirmé que ses relations avec la Chine constituaient un choix stratégique et une priorité dans sa politique étrangère d’indépendance, d’autonomie, d’autosuffisance, de diversification et de multilatéralisation. Mais les deux parties ont également convenu de promouvoir le développement du partenariat stratégique global dans la nouvelle ère.

Elles ont par ailleurs décidé de renforcer la coopération entre leurs armées, leurs organes de sécurité et leurs forces de l’ordre, ainsi que dans les domaines juridique et judiciaire. Parallèlement, elles ont convenu d’intensifier la connexion de leurs stratégies de développement, notamment pour la mise en oeuvre du plan de coopération reliant le cadre «Deux corridors, une ceinture» à l’initiative «Ceinture et Route». Les deux pays entendent dynamiser le commerce bilatéral, développer des corridors économiques transfrontaliers, des centres logistiques, des zones de coopération économique et des clusters industriels frontaliers, mais aussi renforcer les liaisons ferroviaires vers l’Asie centrale et l’Europe. La coopération ferroviaire est d’ailleurs appelée à devenir un nouveau point fort de leur partenariat stratégique.

Les deux parties ont en outre convenu d’intensifier les échanges entre les peuples et de développer la coopération entre les collectivités locales, ainsi que dans les domaines de l’éducation-formation et du tourisme.

Elles se sont aussi engagées à approfondir la coopération dans des secteurs clés tels que les minerais, l’électricité, les énergies propres, nouvelles et renouvelables, la sûreté nucléaire et l’aviation civile. Mais elles entendent également renforcer la coopération dans des secteurs émergents comme l’économie numérique, la croissance verte, l’intelligence artificielle, les technologies quantiques, les semi-conducteurs ou encore le train à grande vitesse.

Concernant les questions maritimes, les deux parties ont convenu de respecter les points de consensus déterminés par les dirigeants des deux Partis et des deux États, de privilégier les consultations amicales et de rechercher des solutions durables et conformes au droit international, notamment à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, tout en évitant toute action susceptible de compliquer la situation et en maintenant la stabilité en mer. Elles ont réaffirmé leur engagement à promouvoir, avec les pays de l’ASEAN, la mise en œuvre pleine et efficace de la Déclaration sur la conduite des parties en mer Orientale (DOC) et à parvenir rapidement à un Code de conduite (COC).

Sur le plan international, les deux pays ont réaffirmé leur détermination à défendre l’équité et la justice internationales, à préserver la solidarité et la coopération au sein de la communauté internationale, à soutenir un monde multipolaire, ordonné et équitable, ainsi qu’une mondialisation économique inclusive, au service des intérêts communs, et à promouvoir un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équilibré.