L’annonce a été confirmée lundi par les autorités iraniennes, après avoir été dévoilée la veille par le président américain Donald Trump.
Le vice-ministre iranien des affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué sur le réseau social X qu’un cessez-le-feu «immédiat et permanent» entrerait en vigueur sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, dès la nuit du 14 juin.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur dans les négociations, avait été le premier à révéler l’existence de l’accord. Donald Trump a ensuite confirmé sur Truth Social la conclusion d’un compromis avec Téhéran, annonçant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus naval américain.
Les modalités détaillées n’ont pas encore été rendues publiques. Selon plusieurs médias américains et moyen-orientaux, les deux parties prévoient l’ouverture, dans un délai de soixante jours, de négociations portant notamment sur le programme nucléaire iranien. Des médias iraniens évoquent également le déblocage de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés par Washington. Une cérémonie de signature est prévue le 19 juin à Genève.
Depuis Washington, le vice-président américain, J. D. Vance, a salué l’accord:
"Cet accord va fondamentalement transformer le Moyen-Orient pour les cinquante prochaines années. Il va mettre fin à la guerre. Il va rendre le Moyen-Orient bien plus attractif pour les investisseurs. Et il va apporter plus de prospérité, ainsi que des prix de l'énergie plus bas, pour le peuple américain."
L’annonce a été accueillie favorablement par la communauté internationale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, y a vu une étape importante vers un règlement pacifique du conflit. Plusieurs dirigeants occidentaux ont également exprimé leur soutien. Londres, Paris, Berlin et Rome se sont dits prêts à envisager une levée progressive des sanctions contre l’Iran en échange d’engagements vérifiables sur le nucléaire.
Les marchés pétroliers ont réagi immédiatement: le Brent reculait de plus de 4% lundi matin pour s’établir à 83,6 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait autour de 81 dollars.
