Selon les déclarations des différentes parties, les discussions ont permis de dégager une feuille de route en vue d’un éventuel accord dans un délai de 60 jours.

Sur le réseau social X, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que les participants étaient convenus de plusieurs mesures économiques, notamment un allègement des restrictions visant les exportations iraniennes de pétrole et de produits pétrochimiques, le déblocage de certains avoirs ainsi que le lancement d’un programme de reconstruction et de développement en Iran.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a précisé que la question nucléaire n’avait été abordée que brièvement et que les négociations sur ce dossier n’avaient pas encore officiellement commencé.

Du côté américain, le vice-président JD Vance, qui conduisait la délégation des États-Unis, a qualifié les discussions d’«historiques» et s’est dit optimiste quant à la possibilité d’un réchauffement des relations entre Washington et Téhéran.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiation, a pour sa part évoqué des échanges positifs et constructifs. Il a annoncé la création d’une commission de haut niveau chargée de suivre le processus politique ainsi que le lancement de nouvelles discussions techniques.

Dans le même temps, le département américain du Trésor a accordé une licence générale autorisant, pour une durée de 60 jours, certaines activités liées à la production, au transport et à la commercialisation du pétrole iranien, une mesure présentée comme une première étape dans la mise en œuvre du «Mémorandum d'Islamabad» entre les deux parties.