Examinons tout d’abord les rapports d’écoute récemment reçus!

Au Brésil, Reginaldo Anunciação, qui réside à Barra Mansa, dans l'État de Rio de Janeiro, nous indique avoir reçu notre émission avec une qualité moyenne (SINPO 3 sur 5), le 23 juin 2026, de 19h30 à 20h, sur la fréquence de 11.885 kHz.

Au Pakistan, deux auditeurs, Amir Jameel, de Sahiwal, et Saleem Akhtar Chadhar, de Chiniot, ainsi que deux autres auditeurs du Bengale occidental, en Inde, Naji Muddin et Bidhan Chandra Sanyal, signalent une bonne réception (SINPO 4 sur 5) sur 7 220 kHz, entre le 12 et le 23 juillet, de 16h30 à 17h.

Merci, chers amis, pour vos rapports d'écoute et votre fidélité!

Un auditeur laotien, Kasem Thangthong, nous a posé la question suivante: Il existe combien de noms de famille au Vietnam?

Au Vietnam, il n'existe à ce jour ni texte juridique ni base de données nationale permettant de connaître avec précision le nombre de noms de famille. Les démographes et les linguistes estiment toutefois que le pays compte plusieurs centaines de patronymes. Pourtant, une centaine d'entre eux seulement regroupe près de 98,5% de la population. Une concentration exceptionnelle: les dix noms de famille les plus répandus représentent à eux seuls plus des trois quarts des Vietnamiens.

L'histoire des patronymes vietnamiens remonte à plusieurs siècles. Sous le règne des rois Hùng, fondateurs du pays, les habitants utilisaient essentiellement un prénom. Le système héréditaire des noms de famille s'est progressivement imposé durant la période de domination chinoise, avec le développement de l'administration et de l'état civil, avant d'être adapté aux traditions vietnamiennes.

Au fil du temps, les changements de dynastie, les migrations, les échanges culturels, mais aussi la vietnamisation ou la sinisation de certains noms ont enrichi le patrimoine patronymique du pays. Les minorités ethniques ont, elles aussi, conservé leurs propres patronymes, souvent étroitement liés à leur histoire et à leurs croyances.

Le nom Nguyễn domine très largement le paysage vietnamien: entre 30 et 40% de la population le porte. Viennent ensuite Trần, Lê, Phạm, Hoàng — ou Huỳnh dans une partie du Centre et du Sud du pays —, Vũ, également orthographié Võ, puis Phan, Trương, Bùi et Đặng. Cette prédominance du patronyme Nguyễn s'explique notamment par les nombreux changements de dynastie. Au fil de l'histoire, certaines familles ont adopté ce nom pour échapper aux persécutions politiques, tandis que d'autres l'ont reçu sous la dynastie des Nguyễn.

La grande majorité des Vietnamiens portent un nom de famille composé d'un seul mot. Les patronymes doubles, comme Tôn Thất ou Tôn Nữ, sont beaucoup plus rares et restent associés à l'ancienne famille impériale des Nguyễn. D'autres noms, tels que Chế, Khổng, Cù ou Ngụy, ne se rencontrent que dans certaines régions ou au sein de communautés particulières.

Sur le plan juridique, le Code civil vietnamien de 2015 garantit à chaque citoyen le droit de porter un nom de famille. Celui-ci peut être transmis par le père ou par la mère, selon le choix des parents, consacrant ainsi le principe d'égalité entre les deux lignées. Plus qu'un simple élément d'identité, le patronyme demeure aujourd'hui un symbole de l'histoire familiale, de la filiation et de l'héritage culturel du Vietnam.

Voilà cher Kasem Thangthong, nous espérons avoir répondu à votre question.

C’est la fin de ce courrier.

Rendez-vous mercredi prochain!