Tout d’abord, nous voudrions saluer le retour d’une amie française, Maguy Roy, membre du Radio DX Club d’Auvergne et Francophonie. Elle nous écrit: «Il y a bien longtemps que nous n'avons échangé mais le travail pour l'association RADIO DX est chronophage et les bénévoles de moins en moins nombreux! Félicitation pour votre nouveau site qu'il faut prendre le temps "d'apprivoiser" mais vos articles sont toujours de grande qualité. Maintenant, il paraît possible de vous adresser un commentaire mais pour ma part, je n'arrive pas à l'envoyer».
Merci chère amie pour votre fidélité. Effectivement, de nombreux auditeurs se plaignent eux aussi de ne pas pouvoir nous envoyer leur commentaire. Nous avons transmis votre remarque au service technique. Espérons que la situation s’améliorera bientôt. Merci aussi pour votre commentaire concernant le reportage photo sur la réserve naturelle Pù Luông. Nous répondrons à vos questions concernant les roues à eau dans la deuxième partie de cette rubrique.
Philippe Marsan, un autre auditeur français, qui vit à Biganos, en visite à l’Écomusée de la Grande Lande, nous a envoyé une magnifique carte postale et un plan du Quartier de Marquèze. Merci infiniment!
Examinons maintenant les rapports d’écoute récemment reçus!
Pierre Marichal, de Torcy, en France, nous a écoutés les 1er, 2 et 3 juin, à 19h30, sur 9835 kHz et sur 11885 kHz, dans d’excellentes conditions (SINPO 45544). Selon lui, durant ces trois jours, à 20h30, l’écoute était aussi très bonne (SINPO 55545) sur 11885 kHz.
Amir Jameel, de Sahiwal, au Pakistan, et Siddhartha Bhattacharjee, du Bengale occidental, en Inde, accusent une bonne réception (SINPO 4/5) sur 7220 kHz, du 12 au 21 juin, de 16h30 à 17h.
Anand Mohan Bain, qui réside dans l’État de Chhattisgarh, en Inde, fait état lui aussi d’une bonne réception, mais sur la fréquence 7285 kHz, le 17 juin, de 12h30 à 13h.
Merci chers amis pour vos rapports d’écoute et votre fidélité.
À la demande de notre amie Maguy Roy, nous voudrions vous parler aujourd’hui des roues à eau, un élément essentiel de la vie agricole dans les régions montagneuses du Vietnam depuis des siècles.
Nées du besoin d’irriguer des terres situées plus haut que les rivières et les ruisseaux, elles témoignent de l’ingéniosité des populations montagnardes qui ont su exploiter la force naturelle de l’eau pour assurer leur subsistance.
Installées le long des cours d’eau, ces impressionnantes structures circulaires tournent continuellement sous l’effet du courant. Fabriquées entièrement à la main à partir de matériaux locaux – bois, bambou, rotin et lianes forestières –, elles peuvent atteindre plusieurs mètres de diamètre.
Grâce à leur rotation régulière, des dizaines de tubes de bambou fixés sur leur circonférence puisent l’eau du ruisseau et la déversent dans un canal collecteur situé en hauteur. L’eau est ensuite acheminée vers les rizières, les champs ou les habitations par un réseau de conduites en bambou ou en plastique.
La construction d’une roue à eau exige un savoir-faire minutieux transmis de génération en génération. Les artisans accordent une attention particulière à l’axe central, considéré comme le «cœur» de l’ouvrage. Le choix du bois est crucial: il doit être à la fois léger, résistant à l’usure et capable de résister à une immersion prolongée. Les rayons sont réalisés en bambou soigneusement sélectionné, tandis que les pales tressées captent la force du courant pour entraîner la roue.
Chaque début de saison agricole, les habitants entretiennent ou reconstruisent ces installations afin de garantir l’approvisionnement en eau des cultures. Cette technique traditionnelle permet encore aujourd’hui de réduire considérablement les efforts humains tout en préservant l’environnement.
Au-delà de leur fonction utilitaire, les roues à eau sont devenues un symbole culturel des hautes terres vietnamiennes. Associées aux paysages paisibles des vallées et des rivières, elles attirent de nombreux visiteurs venus découvrir la beauté de la nature ainsi que le mode de vie des communautés locales. Véritables emblèmes du génie populaire vietnamien, ces roues à eau continuent de tourner au rythme des montagnes et des saisons.
Voilà chère Maguy Roy, nous espérons que vous aurez un jour l’occasion de voir ces roues à eau de vos propres yeux.
C’est la fin de ce courrier. Rendez-vous mercredi prochain!
