Ce Collège est né des engagements pris au Sommet de la Francophonie organisé en France en 2024. C'est un programme de trois ans pour améliorer la qualité de l'éducation en français. Sa filière “Cadres éducatifs” forme les responsables qui conduisent les réformes dans leur pays.
Les participants viennent d'Angola, d'Arménie, de Bulgarie, du Cambodge, de l’Ontario, du Cap-Vert, de Louisiane et du Vietnam. Dans tous ces pays et territoires, le français est une langue étrangère ou minoritaire. Après Sofia en mai, la cohorte fait étape à Hanoï, avant Phnom Penh en janvier.
À l'ouverture, Rennie Yotova, directrice de l'enseignement et de l'apprentissage du français à l'OIF, a parlé du numérique, de l'intelligence artificielle et des mobilités. Selon elle, face à ces changements, le métier de cadre éducatif doit évoluer.
“Administrer ne suffit plus. Il faut anticiper. Décider ne suffit plus. Il faut fédérer. Réformer ne suffit plus. Il faut donner du sens au changement”, dit-elle.
Toute la semaine, les participants observeront des classes dans deux établissements à longue tradition francophone, l'école primaire Nghia Tan et le lycée Hanoi-Amsterdam. Ils suivront aussi une formation continue d'enseignants de français. Pour Rennie Yotova, c’est le principal intérêt de l'étape vietnamienne.
“Les experts de ces pays vont avoir l'occasion de voir comment le français est déployé sur le terrain dans des établissements scolaires du Vietnam. C'est le plus grand point fort de ce regroupement au Vietnam”, précise-t-elle.
L'OIF voit plus loin que la formation elle-même. Elle veut faire de cette promotion un réseau durable de cadres éducatifs francophones, qui continueront à échanger et à monter des projets communs.
Les participants présenteront les conclusions de leurs travaux vendredi.
