(VOVworld) - Comme nous vous en rendons compte semaine après semaine, les campagnes vietnamiennes sont en train d’opérer une mutation d’envergure, « d’instaurer une nouvelle ruralité », pour reprendre l’intitulé du programme national dont il s’agit. Car en effet, il s’agit bel et bien d’un programme, qui stipule notamment que cette nouvelle ruralité doit se décliner en 19 critères. L’un de ces critères concerne l’eau propre et l’hygiène environnementale. Et, au bout de 3 ans déjà, force est de constater une nette évolution dans ce domaine.
Photo: Internet
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L’une des questions les plus critiques qui se posent actuellement est celle du traitement des eaux usées et de la pollution, en particulier dans les villages d’artisanat traditionnel. Lorsque l’on sait que le pays tout entier compte près de 2 mille villages de ce type, on comprend mieux quelle est l’ampleur du problème. L’une des premières mesures envisagées consiste à transférer les ateliers hors des secteurs d’habitation. Les critères de la nouvelle ruralité supposent d’ailleurs une planification des métiers artisanaux et leur regroupement dans de véritables zones industrielles, synonymes de production à grande échelle. Ce serait évidemment un pas en avant, qui permettrait à la fois de réduire la pollution et de développer l’artisanat. Mais pour l’instant, on en est surtout à donner aux ateliers les moyens de s’équiper de machines modernes, plus performantes et moins polluantes. Ensuite, on pourra songer à mettre en place une gestion environnementale digne de ce nom.
Le gouvernement a par ailleurs chargé le ministère de l’Agriculture et du Développement rural de s’occuper de ce problème de la pollution dans les campagnes. Un programme national vient donc d’être adopté et approuvé par le Premier Ministre pour la période 2012-2015 avec un budget de 5 860 milliards de dongs. 47 villages d’artisanat traditionnel sont ainsi concernés.
En faisant un premier bilan au bout de 3 ans, le comité national de pilotage du programme d’instauration d’une nouvelle ruralité a estimé que l’environnement s’était nettement amélioré dans les campagnes, grâce notamment à l’implication de la population : « Instaurer une nouvelle ruralité, ça suppose une implication de la population et en particulier des agriculteurs » nous indique Cao Duc Phat, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural et chef du comité de pilotage susmentionné. « Ce sont les agriculteurs qui ont le pouvoir de décision en ce qui concerne les ouvrages nécessaires à l’amélioration des conditions d’existence en milieu rural. »
D’après le comité de pilotage, l’accent devraient être mis sur la sensibilisation des masses, notamment à propos de la protection de l’environnement. La nouvelle ruralité doit en effet être bénéfique à tous, à court et à long terme.
