Intervenant en séance, le président de l’Assemblée nationale, Trân Thanh Mân, a plaidé pour un système de tarification foncière alliant équité et transparence.

«Il faut garantir un équilibre entre les intérêts de l’État, des usagers du foncier et des investisseurs, et définir clairement les coefficients d’ajustement applicables aux valeurs foncières de référence. Les barèmes des prix des terrains pourraient être établis pour cinq ans, ou selon un calendrier plus souple, à condition que les modalités de révision en cours de période soient annoncées à l’avance en cas de fortes fluctuations. Les contrôles doivent être indépendants, et les méthodes d’évaluation comme les données utilisées doivent être rendues publiques. Il faut aussi préciser les modalités d’application des barèmes et des coefficients pour les indemnisations, les redevances d’utilisation et les loyers fonciers, afin d’éviter une hausse des prix qui s’alimente elle-même», a-t-il souligné.

Trân Thanh Mân a également appelé les autorités locales à mieux encadrer la spéculation et à récupérer les plus-values générées par les chantiers d'urbanisme.

Pour ce qui est de la révision de la loi sur les activités immobilières, la protection des acheteurs reste la préoccupation majeure. Nguyên Thi Thu Dung, députée de Hanoï, demande un contrôle strict des réservations financières pour les logements en vente.

«Dans les ventes en futur état d'achèvement selon les articles 18 et 20, l’acheteur est souvent la partie lésée: il manque d’informations et peine à savoir où va son argent. Des réservations de bonne foi ne doivent pas devenir une levée de fonds déguisée. Il faut obliger les promoteurs à rendre publics le statut juridique et l'avancement du projet, tout en précisant clairement qui gère les fonds et à quelles conditions sont débloqués les 5 % retenus», a-t-elle dit.