La finalisation rapide de la procédure de ratification témoigne de l’engagement ferme et constant du Vietnam en faveur du respect du droit international, de la Charte des Nations Unies et du multilatéralisme. En tant que membre officiel de la Convention, le pays pourra contribuer de manière plus concrète au processus d’élaboration et de développement du cadre juridique international dans le cyberespace.
La Convention de Hanoï constitue une base juridique internationale importante, permettant au Vietnam de renforcer l’efficacité de la prévention, de la détection, de l’enquête et de la répression de la cybercriminalité. Elle répond aux exigences en matière de protection de la sécurité nationale et de l’ordre social dans un contexte de transformation numérique et d’intégration internationale accrue. Ce texte constitue également un levier pour perfectionner le système juridique national, en assurant sa compatibilité avec les normes et obligations internationales, tout en renforçant les capacités institutionnelles, techniques et humaines dans la lutte contre la criminalité informatique.
La Convention des Nations unies contre la cybercriminalité a été ouverte à la signature pour la première fois à Hanoi en octobre 2025.
Portant le nom de la capitale vietnamienne, la conventionmarque une étape historique dans le processus d’intégration internationale du pays et témoigne de sa capacité et sa position croissante dans la résolution des enjeux communs de la communauté internationale. En tant que pays hôte, le Vietnam a coopéré avec les Nations unies pour organiser avec succès la cérémonie d’ouverture de la signature en octobre 2025 à Hanoï, réunissant des dirigeants et représentants de haut niveau de plus de 110 pays et organisations internationales, dont 72 ont officiellement signé la Convention.
Le texte comprend 9 chapitres et 68 articles, établissant un cadre juridique international global pour la coopération dans la lutte contre la cybercriminalité. Il définit notamment les actes considérés comme des infractions cybernétiques, les compétences et mesures d’enquête permettant aux États de collecter des preuves et poursuivre efficacement les affaires liées à la cybercriminalité, ainsi que les procédures d’application de la loi, la coopération internationale dans les enquêtes et poursuites, et les mesures de prévention.
À ce jour, 75 pays ont signé la Convention. Celle-ci entrera en vigueur 90 jours après le dépôt des instruments de ratification, d’acceptation ou d’adhésion par 40 États.
