Dans la soirée du 8 avril, le président iranien Masoud Pezeshkian a réaffirmé qu'un cessez-le-feu au Liban figurait parmi les conditions essentielles du plan de paix en 10 points proposé par l'Iran. Lors d'un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, il a souligné que l'acceptation du cessez-le-feu témoignait de la bonne foi et du sens des responsabilités de l'Iran.
Les médias iraniens, eux, ont fait état d'une attaque contre la raffinerie de pétrole de l'île de Lavan, provoquant un violent incendie, quelques heures seulement après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. En représailles, l'Iran a lancé des frappes contre plusieurs pays de la région hébergeant des bases américaines, dont le Koweït, les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn.
Sur le front libanais, l'aviation israélienne a conduit de multiples raids intenses contre des centaines de cibles à travers le pays, dont la capitale, Beyrouth. Le ministère libanais de la Santé a fait état d'au moins 182 morts et de près de 900 blessés, soit le bilan le plus lourd enregistré en un jour depuis le début du conflit. Ces développements font peser une grave menace sur l'accord de cessez-le-feu et exercent une pression considérable sur les négociations prévues ce week-end à Islamabad entre les deux parties, à l'initiative du Pakistan.
