S’exprimant à Beyrouth devant des parlementaires, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un consensus national face aux enjeux à venir. Parmi les priorités figurent la consolidation du cessez-le-feu, le retrait des forces israéliennes du sud du pays, l’organisation d’échanges de prisonniers et le règlement des différends frontaliers encore en suspens. Joseph Aoun a également souligné le rôle central de l’armée libanaise dans la phase post-conflit. Celle-ci devra notamment se déployer le long de la frontière sud reconnue internationalement, mettre fin à la présence de groupes armés et garantir le retour sécurisé des populations déplacées.
Le cessez-le-feu de dix jours, entré en vigueur le 16 avril à minuit (heure locale), fait suite à une annonce du président américain Donald Trump. Il vise à mettre un terme à plus d’un mois d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, qui ont causé la mort de plus de 2.000 personnes.
