Le texte prévoit d’augmenter les crédits de la défense de 500 milliards de dollars, pour atteindre environ 1.500 milliards, contre près de 1000 milliards en 2026. Dans le même temps, les dépenses non militaires seraient réduites d’environ 10 %. Les grandes prestations sociales, telles que la Sécurité sociale et Medicare, restent toutefois en dehors du périmètre des réductions, en raison de leur sensibilité politique.

Cette proposition intervient alors que les États-Unis sont engagés dans une campagne militaire contre l’Iran et font face à des tensions économiques internes, notamment liées à la hausse des prix de l’énergie. Le budget prévoit également une revalorisation salariale de 5 à 7 % pour les militaires engagés dans des opérations de combat.

Parmi les priorités affichées figurent le développement du système de défense antimissile «Golden Dome», le renforcement des approvisionnements en minéraux stratégiques pour l’industrie de défense, ainsi qu’une enveloppe de 65,8 milliards de dollars consacrée à la construction de 34 navires de guerre et de soutien. Le développement de nouvelles classes de frégates et de sous-marins s’inscrit dans cette logique, confirmant l’accent mis sur la puissance navale.