Lors de sa première tentative d'imposer des droits de douane à l'échelle mondiale, le président avait invoqué l'année dernière la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA) pour déclarer le déficit commercial des États-Unis comme une urgence nationale. Il avait interprété la loi de manière large pour justifier des droits de douane de n’importe quel montant, à tout moment et contre n’importe quel pays.
La Cour suprême a invalidé ces tarifs douaniers le 20 février dernier, estimant que cette loi n’autorisait pas le recours aux droits de douane pour faire face à des urgences nationales. Toutefois, Donald Trump a rapidement annoncé des tarifs douaniers de 10% en vertu de l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974. Il a déclaré qu'il les porterait au maximum de 15%, mais ne l'a pas encore fait. Ces droits de douane doivent expirer le 24 juillet.
Selon les observateurs, cette action en justice pourrait peser lourd sur le maintien de la politique tarifaire, pilier du programme économique de Donald Trump, alors que les pressions politiques et économiques s’accentuent aux États-Unis.
